La solution
Sur l’année scolaire 2026-2027, 60 jeunes impliqués dans un programme Erasmus+ sur 4 régions française, vont être confrontés comme des dizaines de milliers d’autres aux effets concrets du changement climatique, par les canicules précoces ou tardives, rendant la vie dans leur collège ou leur lycée insupportable.
Dans ces établissements, les cours et les bâtiments, souvent entièrement minéraux et dépourvus de végétation, deviennent des îlots de chaleur dans lesquels une végétalisation permettra d’abaisser la température locale jusqu’à 4°C (source : ADEME). Mis en œuvre dans 6 établissements secondaires aux contextes géographiques et sociaux variés, le dispositif place les jeunes au cœur de la conception. Guidés par un·e animateur·rice en agroécologie, les élèves imaginent, dessinent et co-créent un espace test adapté à leurs besoins. Le parcours inclut des ateliers de conception, des chantiers de plantation, des temps de concertation et des visioconférences de mutualisation entre les sites, aboutissant à une exposition finale de l'aménagement réalisé.
Au-delà de l'amélioration du confort thermique et du contact direct avec la biodiversité, ce projet génère un impact citoyen durable. Il transforme les participants en acteur·trices engagé·es, capables de co-construire leur environnement. En apprenant à débattre, négocier et défendre leurs idées face aux décideurs (direction, élus locaux) via des méthodes démocratiques alternatives (consensus, élection sans candidat), les jeunes acquièrent les outils pour peser sur les décisions d'aménagement. Cette démarche favorise un essaimage inter-régional, offrant une réponse concrète, locale et démocratique à l’urgence climatique.